Nourriture animale partie 1

Dans la recherche de nourriture animale, l’ordre est simple, du plus petit au plus grand, car ils sont plus abondants, plus faciles à attraper et à préparer et surtout moins dangereux à capturer. Il possible de manger toutes les espèces animales, qu’elles soient à plumes, à poils ou avec des écailles, la question ne sera pas de savoir qu’elles sont les espèces les plus savoureuses mais celles qui ne vous intoxiqueront pas, cela concerne essentiellement les reptiles et les insectes.

 

Principes géneraux

Par des systèmes simples et efficaces, vous avez la possibilité de capturer plusieurs proies dans un délai restreint et avec une bonne économie d’énergie. Néanmoins cela dépendra de vos capacités d’observations et de discrétions.

 

"Le gibier n’aura pas un comportement normal si vous laissez des traces de votre présence,

il sera sur ses gardes et vos chances d’en capturer s’effondreront" 

 

Il existe plusieurs formes de pièges, l’imagination de nos aïeux dans des mécanismes complexes pour tuer des proies de tailles différentes ne manque pas. En ce qui nous concerne, on se focalisera sur des pièges simples pour de petites proies. Avant de fabriquer et de poser les pièges, identifiez les pistes, les traces, les déjections, la végétation mangée ou piétinée, les lieux de nidification ou de repos, d’alimentation et les points d’eau. De cette observation vous sélectionnerez les zones passages adéquates aux pièges. Lorsque vous identifierez une piste, il y a aura peut-être des traces et des excréments aux abords qui aideront à déterminer l’espèce ou au moins la taille et son poids approximatif (profondeur des traces et volume d’excréments). Cela vous sera utile dans la conception du piège car Il n’y a rien de plus frustrant de revenir quelques heures plus tard et de se rendre compte que le piège a été détruit par une proie.

 

Une fois l’emplacement sélectionné, découpez mentalement une zone de trois quatre mètres autour de lui. Le but recherché est de travailler le terrain pour que l’animal soit inconsciemment contraint de se diriger vers le piège. Vous pouvez par exemple resserrer le passage à partir des bords, en dressant des barrières naturelles en formes d’entonnoirs. La taille des barrières sera imposée par celle de l’animal afin qu’il ait de la difficulté pour les franchir sans que cela semble artificiel. Les animaux recherchent toujours la solution la plus facile, ils préféreront se diriger dans le sens le moins contraignant et ne feront pas demi-tour à moins de sentir du danger. Le passage sera calibré également par la taille de l’animal, il faut qu’il puisse le traverser aisément mais sans être trop grand, deux ou trois centimètres autours suffisent. Une fois le terrain travaillé prenez du recul et modifiez ce qui semble artificiel.

 

L’odorat des animaux est très développé, avant toute action sur le terrain, il est important de masquer votre propre odeur pour ne pas les alerter. Pour cela vous pouvez enduire vos mains de boue, de vase...ou tout autre élément pouvant camoufler l’odeur humaine. La conception du piège doit être effectuée non seulement en prenant la même précaution que celle-ci-dessus mais aussi relativement loin de l’emplacement choisi pour ne pas alerter les animaux avec de possibles odeurs de sèves des branches cassées. Si vous avez fait du feu, mettez les éléments de votre piège au-dessus du foyer comme pour fumer des aliments, vous pouvez également les frotter dans de la cendre froide.

 

Les terrestres

Pour la première catégorie, on y placera les amphibiens et les serpents, vous trouverez des grenouilles prés de points d’eau douce, facilement repérables à leurs croassements, elles sont très rarement toxiques, évitez tout simplement celles qui arborent des couleurs vives ou celles qui possèdent une marque en « X » sur le dos. Attention à ne pas vous méprendre et capturer un crapaud qui dispose de systèmes défensifs sur son dos. Les salamandres, les lézards et autres grands reptiles sont par leurs grandes tailles intéressants à capturer, mais plus dangereux à capturer. Le principe de sélection se fait également par les avertissements de couleurs à destination de leurs prédateurs, restez vigilants à leurs morsures, elles peuvent être douloureuses et leur salive pleine de parasites. Quant aux serpents, ils sont comestibles à condition de couper leurs têtes avec une marge d’une bonne quinzaine de centimètres pour ne pas trancher les glandes à venin. 

 

 

Saut type écureuil
Saut type écureuil

Les insectes sont une formidable source de protéine, un met de choix pour une partie de notre planète et une masse grouillante pour l’autre. Pourtant ils constitueront plus de 80% de vos repas avec les végétaux car il n’y a partout et en grande quantité. Au-delà de l'aversion naturelle qui disparaîtra avec l'instinct de survie, évitez les insectes piqueurs ou mordeurs, les velues, chenilles ou araignées et ceux qui se nourrissent du sang ou de la chair des autres. Prélevez de préférence les mangeurs de végétaux, sauterelles, grillons…en évitant comme pour les reptiles ceux avec des couleurs vives. On trouvera les mangeurs de végétaux dans les grands champs aux hautes herbes, les larves, cloportes plutôt dans des endroits humides à l’abri des rayons du soleil, sous des pierres, ou dans des troncs d’arbres. Les larves de fourmis sont comestibles quant aux formes adultes traditionnelles, européennes elles n’apportent rien. Consommez-les toujours cuits, ils vous surprendront par leur goût une fois rôties aux feux de bois.

 

Concernant les mammifères, ils sont pour la plupart routiniers, c'est-à-dire qu’ils disposent d’un territoire bien délimité pour se reposer, se nourrir et se reproduire. Vous devez réussir à identifier l’itinéraire qu’ils empruntent quasiment tout le temps et au même moment de la journée. Les périodes les plus propices pour les piéger sont du crépuscule au lever du soleil. Soyez vigilant à leurs déjections, elles vous apprendront à comprendre leur alimentation, leur itinéraire et où les trouver. 

 

Les Collets

Qu’ils soient simples, pendus ou suspendus, les collets sont conçus pour se resserrer et immobiliser la proie. Lorsque l’animal avance ou se débat, le nœud se resserre, plus l’animal tentera de se libérer, plus il se serrera. Ce type de piège généralement ne tue pas l’animal, il faut donc prévoir un matériau très résistant pour le nœud coulant, le meilleur étant le fil de fer et pour ne pas voir la proie s’enfuir avec votre système, la structure doit être solidement fixée au sol. Une attention particulière doit être apportée à l’anneau, veillez à ce qu’il reste bien ouvert, s’il a tendance à se refermer, vous pouvez mettre une brindille pour le maintenir ou bien l’étirer aux quatre axes. Mais rappelez vous que le diamètre du collet doit permettre le passage de la tête de l’animal visé sans que cela soit excessif. 

 

Exemple de noeuds coullant
Exemple de noeuds coullant

collet arbre
Jeune arbre vert pour une meilleure détente
piège à rongeur
Un collet dessus alterné avec un collet dessous
Le fil de fer doit être solidement attaché
Le fil de fer doit être solidement attaché

Fosse

Ce trou en forme de cône est rapide et simple à construire, il est conçu pour des petits rongeurs cherchant refuge pour s’abriter du soleil ou d’un prédateur. Vous pouvez également y mettre un appât. Néanmoins attention lorsque vous soulèverez l’écorce ou la pierre plate, les serpents affectionnent ce type de fosse pour s’y cacher

 

Déterminer des empreintes


Nicolas MATHIEU, extrait du "Guide du voyageur autonome"

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