S'inscrire dans la durée, une question de survie, Février 2016

Hommage à henry worsley

S'inscrire dans la durée une question de survie !

« Entreprise comportant des risques et dont la réussite est douteuse », voici parmi toutes les définitions de l’aventure celle je préfère ! L’écho vibrant des expéditions de nos aïeux tambourine encore dans mes tympans: Le voyage, l’expérience introspective et le dépassement de soi sont autant de notions qui ont fait leurs gloires, mais que reste-t-il de l’aventure ?

 

Après tout, l’avènement des sciences de la cartographie et l’avancée fulgurante des technologies ont considérablement rétrécis les continents. Ils nous permettent désormais assis devant notre écran de préparer nos expéditions dans le moindre détail et d’assouvir nos pulsions audacieuses par un simple clic sur l’innombrable quantité d’images et de vidéos sur le sujet. Il y’a aussi les professionnels du tourisme avec un catalogue de circuits hyper personnalisés étiquetés « tourisme d’aventure » situés dans des lieux à faire pâlir les aventuriers d’autrefois. Est-elle alors condamnée à être plus fade ?

 

« Eh bien, j’aime penser qu’il n’en est rien ! Car l’aventure, c’est avant tout un état d’esprit ! »

 

 Je l’affirme haut et fort, l’esprit d’aventure est toujours vivant pour la bonne et simple raison qu’il réside dans la tête de celui qui le poursuit. Quel que soit le but ou le lieu, l’écho vibrant de nos aïeux retentira dans nos tympans ! De ce fait, chaque aventure peut être clairement composée et fabriquée en fonction de nos rêves et de nos capacités.

 

« Ils l’ont fait car d’abord ils l’avaient rêvé ! » 

 

Mort de l'aventurier Henry Worsley le 22 janvier 2016
Mort de l'aventurier Henry Worsley le 22 janvier 2016

De cette analyse deux notions me semblent essentielles, premièrement il y’a nécessité d’intellectualiser l’action pour que l’esprit d’aventure apparaisse, une sorte d’addiction à vouloir marier l’action de l’effort physique avec la réflexion d’une découverte intérieure ou extérieure et secondement la discipline sportive ne se situe plus au centre de l’activité mais devient un moyen connexe de vivre son expérience.  Vous pensez peut être qu’il est compliqué, qu’il faut du temps et de l’argent pour voyager. Mais savez-vous combien de personnes connaissent mieux certains pays étrangers que leur propre région ? Posez-vous la question, n’y a-t’ il pas à quelques kilomètres de chez vous une montagne, une colline ou une mer ? Osez attraper votre sac à dos et inventez-vous un voyage hors des sentiers touristiques, osez chausser les baskets et partez courir dans le milieu naturel le plus proche.

 

« Les possibilités sont infinies, elles sont uniquement dans votre esprit ! »

 

Au final je conclurais ce premier éditorial par les raisons pour lesquelles, nous mettons autant d’effort sur le tapis de l’inutilité et du gratuit.  La pluralité des coutumes, la découverte d’autres cultures, les voyages autonomes et l’effort physique ne sont pas un passe-temps mais bien un choix de vie au quotidien, nous nous sentons citoyens du monde et cela en adéquation avec nos propres héritages socioculturels. Comme vous, nous avons des obligations professionnelles, une vie familiale et sociale…mais cette vision globale de notre planète permet de nous évader et cela même si c’est l’instant de quelques minutes, nous voyageons à chaque instant de notre existence. L’aventure n'est plus seulement l'apanage de personnages hors normes et notre certitude aujourd'hui porte sur cette vulgarisation. 

  

« L’aventure nous mène inexorablement à la découverte d’un ailleurs,  elle contribue à nous rendre meilleur, à être plus courageux et bienveillant ! »




Un désert blanc lisse et étreignant

Ce premier éditorial est en l'honneur de l'aventurier Henry Worsley, cet ancien officier de l'armée britannique voulait réussir là où son héros d’enfance Ernest Shackleton, une légende anglaise des expéditions polaires avait échoué. Etre le premier homme a traverser l’antarctique en solitaire et sans assistance, une épreuve sur 1600 km et – 50 C°. Son expérience et sa volonté n’auront pas suffi à vaincre le grand blanc, La semaine dernière, Henry Worsley a lancé un seul SOS et un poignant dernier message,sans aucun doute, il rentre à son tour dans la légende de l’antarctique, un désert blanc lisse et étreignant

 

"mon voyage touche à sa fin, mon sommet était hors de portée".

 

Nicolas MATHIEU

Dernier message poignant de l'explorateur Henry Worsley - BBC NEWS-

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